DEWANBRECHIES Pascale

Ce qui vient au monde de Pascale DEWANBRECHIES (Perles rares, août 25).

La mort de celui qui l’a élevée ravive chez Louise une insondable tristesse. Celle du décès de sa mère alors qu’elle n’avait que dix ans. Mais du chagrin qui désormais l’étreint, Louise fait une force et conquiert sa liberté. Ce qui vient au monde… nous fait revivre l’histoire de ces femmes, étudiantes ou ouvrières, philosophes ou simples militantes et de leurs conquêtes arrachées de haute lutte. Au fil des pages, se bâtit la vie d’une femme. De femmes plurielles et ensemble conjuguées.

Militante du droit des femmes, Pascale Dewanbrechies habite à Mérignac. Ce qui vient au monde est sélectionné pour le prix Augiéras 2026.

DUCOS Max

Jeunesse

Les ruines mystérieuses de Max DUCOS (Sarbacane, 2024), à partir de 5 ans. 

L’histoire commence par un beau matin ensoleillé. Pourtant, le petit Octave est triste : ses grands-parents n’arrivent plus à entretenir le château familial – et le maire de la ville, qui veut le transformer en hôtel de luxe, les pousse à vendre. Octave décide alors de contacter Liz et Louis, dont il a lu les aventures dans Mon passage secret. Peut-être l’aideront-ils à trouver ces fameuses ruines mystérieuses représentées sur la fresque du grand salon, et dont le grand-père de son Papi lui vantait les trésors dans son enfance?

Max Ducos est né en 1979 à Bordeaux, où il vit et travaille toujours. En 2006, tout frais émoulu des Arts déco de Paris, il publie son premier album jeunesse, Jeu de piste à Volubilis. Le succès – international – dépasse ses espérances et l’encourage à poursuivre dans cette voie avec notamment L’ange disparu, puis Le Carnaval des dragons, Vert secret, Le mystère de la Grande Dune, Mille était une fois, Le royaume de minuit et Fossile. Intelligence des cadrages et du récit, perception fine du monde de l’enfance, sont parmi ses atouts qui lui ont valu de nombreux prix et une relation privilégiée avec son public. Il expose régulièrement ses peintures, notamment à Paris et à Arcachon.

DUPRAT Julie

Casimir Fidèle, 1748-1796, parcours d’un affranchi de  Julie DUPRAT (Cnrs éditions, août 25)

Réduit en esclavage à l’âge de 6 ans, celui qui est renommé Casimir par le capitaine qui l’achète à bord du navire l’arrachant à sa terre natale connaît une trajectoire rocambolesque. Débarqué à Nantes, revendu à de nouveaux maîtres parisiens bien décidés à ce qu’il devienne cuisinier, il commence alors une formation qui le mène, une fois libre, à la tête d’un hôtel bordelais où se pressent les élites locales…

Julie Duprat est archiviste-paléographe, conservatrice à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, membre du conseil scientifique de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Elle est notamment l’autrice de Bordeaux Métisse (2021).

DUPUY Jean-Luc

Chronique d’un point chaud sur une terre en feu de Jean-Luc DUPUY (L’Harmattan, sept 25).

Amid, Taylor, Raju, Souleyman, Thierry, Emi, Sidiya, on connaît souvent leur seul prénom qu’ils donnent en entrant au local. Ils ont froid l’hiver, ils ont toujours soif, souvent faim, du pain bien sûr, mais de bien d’autres choses aussi pour calmer leur angoisse. Ils ne se plaignent pas, ou si peu, ils ne sortent de leur épais silence que pour de rudes salutations, des phrases en rafales, ou parfois d’émouvantes confidences qui évoquent leur enfance massacrée, leur chute dans l’enfer des stupéfiants, l’hostilité des compagnes d’une saison et les enfants dont ils sont sans nouvelles.

Jean-Luc Dupuy a enseigné la philosophie en lycée.

ESPITALIER Nicolas

Bordeaux, fragments amoureux de Nicolas ESPITALIER et Quentin SALINIER (Sud-Ouest, avril 26). 

Un écrivain et un photographe croisent leur regard sur le Bordeaux d’aujourd’hui, où une nouvelle ville pousse sur le terreau de deux millénaires de pierre et d’histoire. Ils proposent deux visions singulières et complémentaires de cette cité dans laquelle ils vivent, traçant un itinéraire original derrière la façade blonde des idées reçues, racontant comment le quotidien se déploie dans le décor magnifié de ses quartiers classés au patrimoine mondial de l’humanité.

Nicolas Espitalier, périgourdin d’origine, fut le premier lauréat du prix Augiéras avec Salamanque en 2010.

GARCIA François

Chronique des jours ardents de François GARCIA (Le temps qu’il fait, mai 26) Dans ce roman de formation aux accents autobiographiques, l’auteur évoque l’installation d’un jeune médecin dans une ville effervescente, Bordeaux, dont on pénètre avec lui les quartiers espagnols, populaires, les milieux étudiants, militants, les milieux politiques, qu’on suit aussi dans les Landes, autour de Latche dans les années précédant le 10 mai 1981. Le bouillonnement urbain, l’ivresse de liberté que procurent les étendues océaniques exaltent la ferveur de la jeunesse dans un engagement critique… François Garcia a fait ses études à la faculté de Médecine à Bordeaux. Il a publié notamment Jours de marché (Lliana Levi, 2005), puis chez Verdier, Bleu ciel et or (2009), Frederico, Frederico ! (2012), Le remplacement (2016), Bye bye, bird (2018).

GIRARD Catherine

In violentia veritas de Catherine GIRARD (Grasset, août 25).

Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1941, un homme et deux femmes sont assassinés au château d’Escoire en Dordogne : Georges Girard, propriétaire du château, sa sœur Amélie et leur domestique, Louise Marie Soudeix. Un temps suspecté, Henri Girard, le fils de Georges, est finalement acquitté. Il deviendra écrivain, sous le pseudonyme de Georges Arnaud, auteur notamment du Salaire de la peur (1949) – un roman qu’il avait dédié à son père. Quand elle apprend qu’on la surnomme “la fille de l’assassin”, Catherine Girard, fille d’Henri Girard, interroge son père qui reconnaît sa culpabilité.

Catherine Girard, successivement dresseuse d’éléphants à Mae Sai, navigatrice au Portugal, acheteuse de pierres précieuses en Birmanie, fleuriste de bodegas à Rio, vendeuse de voitures de luxe au Japon, signe avec In violentia veritas son premier roman. In violentia veritas est sélectionné pour le prix Augiéras 2026.

JEAN Didier et ZAD

Jeunesse

Merci mille fois de Didier JEAN et Joséphine ONTONIENTE (Utopique, 2025), à partir de 7 ans.

Au fil des pages de cet album, la narratrice partage avec nous certains moments de la vie où elle a été amenée à remercier quelqu’un, pour de petits riens ou de grands bonheurs. De son enfance à l’âge vénérable qu’elle a désormais atteint, on chemine ainsi à ses côtés pour aller à la rencontre de celles et ceux envers qui elle est reconnaissante. La bienveillance et la gratitude, tout comme la gentillesse, sont des valeurs trop souvent tournées en ridicule. Dans cet album, au contraire, le comportement positif qu’incarne un “merci” est valorisé au-delà de la simple règle de politesse.

A première vue, on pourrait croire que Didier Jean et Zad sont trois bons copains qui se retrouvent de temps en temps pour se raconter des histoires. Mais il n’en est rien! Ils sont deux, et ça suffit bien. Un jour, Zad vint tirer par la manche son compagnon de jeux, Didier Jean, alors très occupé à martyriser ses claviers et synthétiseurs : “S’il te plait, lui dit-elle, inventons une histoire…que je puisse la dessiner!” Et voilà, le mal était fait ! Le bougre saisit la balle au bond, entamant alors avec sa compagne une partie de ping-pong verbal qui n’est toujours pas terminée.  

LE FLAHEC Nicolas

Jean-patrick Manchette de Nicolas LE FLAHEC (Gallimard, janv 25).En 1995, à cinquante deux ans mourrait Jean-Patrick Manchette, le romancier qui, dans un même mouvement, a profondément renouvelé le polar français et largement contribué à forger son statut littéraire. Pour le trentième anniversaire de sa disparition, Nicolas Le Flahec nous propose une étude qui, pour la première fois, embrasse les différentes composantes de l’œuvre de Manchette : romans, nouvelles, pièces de théâtre, scénarios, articles de journaux, traductions, correspondances, entretiens…

Nicolas Le Flahec, spécialiste de l’œuvre de Manchette, enseigne à l’université de Bordeaux.

LEGRAND-VALL Serge

Les eaux dangereuses de Serge LEGRAND-VALL (In8, mars 2025).

Nord de la Nouvelle-Zélande, bout du monde cerné par les océans et les vents. C’est là que Lisa, psychologue française éprouvée par la vie, a choisi de disparaître. Sauf que sa trajectoire croise celle de Tainui, ex-légionnaire marquisien qui tente de se faire oublier. Alors même que Ryan, enquêteur local commandité depuis la France, se lance sur les traces de la jeune femme. Une course-poursuite s’engage sur cette île agitée par les ressacs de l’histoire, dans laquelle chacun cherche à semer son ombre.

De racines espagnoles, Serge Legrand-Vall est né à Montauban et vit à Bordeaux.