Le salon du Grand Périgueux
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Débats et Cafés Littéraires

SAMEDI 15 JUIN

14h30 – Marie-Aude MURAIL et Jean-Pierre OHL
Dickens, un immense romancier… qu’on n’a pas toujours lu !

« Le grand romancier » pour l’un, « son père céleste » pour l’autre, voilà Dickens en majesté !
Et pourtant, le lit-on à hauteur de son talent ? Nos invités s’emploieront à nous inciter à relire Dickens mais, surtout à le lire vraiment. Ils s’efforceront pour cela de dissoudre un certain nombre de stéréotypes pour ensuite donner à voir l’étendue de la palette dickensienne dont l’humour même, souvent polymorphe, n’est que l’expression d’une lucidité exacerbée et indignée sur son époque.
Marie-Aude Murail écrit depuis l’âge de 12 ans. Depuis 1985, elle a écrit plus de 80 textes pour la jeunesse, parmi lesquels un hommage à son romancier préféré et heavenly father (Charles Dickens, 2005), hommage réitéré en 2012 avec l’adaptation des Grandes espérances.
Libraire depuis 1986, Jean-Pierre Ohl intervient comme formateur à l’IUT Métiers du livre de Bordeaux. On lui doit plusieurs romans dont deux parus chez Gallimard, Monsieur Dick ou le Dixième Livre (2004, Prix Emmanuel Roblès, traduit en plusieurs langues), impressionnante variation sur Le Mystère d’Edwin Drood de Charles Dickens, et Les Maîtres de Glenmarkie (2008), brillant hommage aux grands classiques de l’aventure. Il a également publié une biographie de Dickens (Folio, 2011).

Animation Jean-Louis GUERCHE

 

 

16h30 – Serge MESTRE
Gerda Taro, photo-reporter, militante antifasciste, amoureuse, féministe…

Gerta Pohorylle est née en 1910 d’une famille juive polonaise. Harcelée par les SA nazis, elle se réfugie à Paris en 1933. La survie y est difficile, le gouvernement Herriot vient de faire voter une loi de « protection de la main d’oeuvre nationale », l’antisémitisme monte. Gerta y rencontre son futur compagnon, le photographe hongrois Endre Friedmann, pour lequel elle invente le pseudonyme de Robert Capa, devenant elle-même Gerda Taro. Elle tape les légendes de ses clichés, il l’initie à la prise de vue et au tirage, et tous deux partent en Espagne couvrir la guerre civile aux côtés des Républicains. Elle y meurt accidentellement à 26 ans, sous les chenilles d’un char.
Fils de combattants républicains et réfugiés politiques, Serge Mestre a fait des héros victimes de la guerre d’Espagne le coeur de ses derniers romans : Manu, militant du POUM réfugié en 1939 à Argelès-sur-Mer dans Les plages du silence, le poète Federico Garcia Lorca, fusillé par les franquistes, dans Ainadamar – La fontaine aux larmes, Gerda Taro dans Regarder. Il est, dans les lettres françaises, « l’indispensable et inconsolable passager de la tragédie de la guerre civile » (Olivier Mony, Livres Hebdo).

 

DIMANCHE 16 JUIN

9h30 – PETIT-DÉJEUNER PUBLIC avec Michel MOMPONTET

 

Michel Mompontet est journaliste à Paris. Il a dirigé le service Culture à la rédaction de France 2. Il participe à des émissions comme Envoyé spécial, Mon oeil, Les Carnets d’utopies.
L’an dernier il a publié L’étrange et drolatique voyage de ma mère en Amnésie, un portrait de sa mère chargé d’émotion, d’amour et de souvenirs d’enfance.

Animation Christian LECOMTE

 

 

 

10h40 – Hélène BRAUN et Bernard REVIRIEGO
Leçons d’humanité en Périgord

 

Il arrive que l’obéissance à la loi et le sens du devoir de chacun s’opposent. Ce fut le cas pendant la Deuxième Guerre mondiale. S’exposant aux plus grands risques, certains, en Périgord peut-être plus qu’ailleurs, eurent alors le courage de dire non à un pouvoir asservi. Entre témoignages et documents, Hélène Braun et Bernard Reviriego font revivre leur mémoire.
Professeure de lettres, journaliste de vulgarisation de sciences naturelles, Hélène Braun a écrit en 2017 Le souffle des enfants, au terme d’une longue enquête sur les dizaines d’enfants juifs et non juifs qui, cachés au préventorium des Fougères, près de Brantôme en Dordogne, ont échappé à l’occupant nazi et à ses complices.
Bernard Reviriego a été archiviste départemental de la Dordogne jusqu’en 2018. Il a réalisé tout un travail de recherches sur les juifs de Dordogne durant la seconde guerre mondiale. Son livre Les juifs en Dordogne 1939-1944 : De l’accueil à la persécution est le fruit d’« une recherche extrêmement rigoureuse et méthodique, s’appuyant sur une documentation considérable et inédite, [associant] le souci de ne jamais oublier l’aspect humain de la tragédie qui s’est déroulée et le recours permanent aux témoignages d’époque » (Serge Klarsfeld).

Animation Maria CARRIER

 

 

14h – PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION
Sexe, regards et colonies

Les suites d’un Black-Bottom
ou Un petit noir pour s’empêcher de dormir,
in Fantasio, dessin signé Bloch, 1927.
© Groupe de recherche Achac

14h30 – TABLE RONDE Du média au roman

Avec la participation de cinq journalistes ou animateurs-radio qui sont aussi auteurs de fictions :
Nicolas ESPITALIER, chef de rédaction du Mag Sud Ouest,

 

 

Olivier DARRIOUMERLE, journaliste à Sud Ouest,

 

 

 

Hubert PROLONGEAU, critique littéraire et journaliste (Télérama, Le Monde, Libération, Le Monde Diplomatique…),

 

Éric VALMIR (secrétaire général de l’information de Radio-France),

 

 

Louis-Olivier VITTÉ (animateur à France Bleu Corrèze

Échange animé par l’écrivain
Hervé LE CORRE

 

 

 

 

16h – René OTAYEK

Palestine/Israël, la paix dans l’impasse

René Otayek, politologue, est directeur de recherche au CNRS. Chargé de cours à Sciences Po. Bordeaux, à l’Institut d’Études Politiques de Poitiers, à l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine et à l’université Mundiapolis de Casablanca, il y dispense des enseignements sur la sociologie politique de l’Afrique, du « monde arabe » et de l’islam.

Animation Bernard COLLONGEON

 

 

 

17h30 – Textes dits par le comédien ÉRIC FABRE

Éric FABRE nous dit des textes de Pierre LAGARDE, Victor HUGO, Federico GARCIA LORCA et Jean-Pierre SIMÉON.