BRUNAUX Hervé

Cuisine au sang d’Hervé BRUNAUX (La geste, avril 26).

En Périgord, foyer de résistance de la cuisine rurale, Pierre Pechmalou est un espion d’un nouveau type, à la solde des services d’hygiène. Il est chargé de débusquer les fermiers restés fidèles aux méthodes de production traditionnelles. Mais Pierre est aussi un père déchiré, qui se bat pour la garde de son fils. Au détour de ses missions saturées de culpabilité, reviendront le hanter quelques-uns des fantômes de sa jeunesse.

Hervé Brunaux habite Périgueux. Depuis 2014, il est le Président du jury du prix Augiéras.

CAVATZ Martial

Les caractériels de Martial CAVATZ (Alma, août 24).

Naître dans un quartier populaire au sein d’une famille dysfonctionnelle tout en étant malvoyant, on pourrait se dire que c’est pas gagné… A moins que les problèmes ne s’additionnent pas et que la déficience visuelle ne soit finalement une chance : une soustraction des emmerdements… L’information essentielle étant toutefois que les aveugles peuvent faire du vélo tout seuls dans la cour de leur école sans se rentrer dedans.

Martial Cavatz est aujourd’hui responsable du service du personnel de l’UFR Science du langage, de l’homme et de la société (SLHS) de Besançon.

CHIGNAC Frédéric

Le dernier nuage de Frédéric CHIGNAC (Hervé Chopin, sept 25).

1802, Londres. Alors que la France et l’Angleterre sont en guerre, Luke Howard, un honnête apothicaire quaker, présente sa théorie sur les nuages à ne importante société scientifique… Pour lui, les nuages ont une dimension universelle et leur donner des noms latins semble parfaitement approprié. Cette idée va pourtant susciter une énorme polémique et Howard et sa famille se retrouvent au cœur de la tourmente. Intrigues, coups bas, pouvoir des médias, tout s’en mêle. Ce roman est inspiré de l’histoire vraie du météorologue anglais, Luke Howard, à l’origine de la nomenclature des nuages.

Le bordelais Frédéric Chignac est réalisateur de reportages pour Envoyé Spécial, Faut pas rêver et Thalassa depuis les années 90.

COCULA-VALLIERES Anne-Marie

Le Paris de François Mauriac d’Anne-Marie COCULA-VALLIERES et Jean TOUZOT (Éditions Alexandrines, jan 26).

“Je ne suis pas un garçon comme les autres”. C’est par cette première phrase d’Un adolescent d’autrefois que François Mauriac explique la véritable raison de son départ de Bordeaux et son installation à Paris, “Paris, que j’ai aimé comme seuls les provinciaux l’aiment et qui a tout donné de ce que lui demandait l’adolescent avide qui y débarqua un jour d’automne 1907…” Il reconnaissait que “Paris est une solitude peuplée”.

Native de Périgueux, Anne-Marie Cocula-Vallières, historienne, est spécialiste de l’œuvre de Montaigne et de Mauriac. Elle préside le Centre François Mauriac de Malaga.

Jean Touzot, éminent spécialiste de l’œuvre de François Mauriac, est professeur émérite de littérature française à l’Université Paris-Sorbonne.

COMBET Michel

Maine de Biran, un intellectuel aquitain en politique de Michel COMBET (Mémoring, sept 23).

Penseur important du premier XIXème siècle, philosophe du sentiment de l’existence, Maine de Biran a esquissé avant Freud, les contours de l’inconscient dans une œuvre abondante dont seule une toute petite partie a été  publiée de son vivant. Elle se poursuit dans une abondante correspondance et dans un Journal intime, ce “baromètre de l’âme” dont Maine de Biran peut être considéré comme l’un des inventeurs et qui nous apprend beaucoup sur l’homme… Entré en politique à 29 ans, il a, jusqu’à la fin de sa vie, exercé des charges locales ou nationales.

Michel Combet enseignait l’histoire à l’université de Bordeaux. Il est né et vit à Périgueux.

 

CREMIEU-ALCAN Philippe

René Maran de Philippe CREMIEU-ALCAN (Mémoring, nov 24).

En 1921, René Maran a été le premier Noir à recevoir le prix Goncourt pour son roman Batouala. La remise de ce prix va déclencher un véritable scandale. Si le scandale est littéraire, il entraîne aussi des interrogations politiques dans le Paris intellectuel des années 1920. Le monde des lettres, les coloniaux, les journalistes prennent conscience qu’un noir peut faire œuvre littéraire. Cette capacité et la préface dénonçant le rôle des Européens dans la colonisation, posent aussi des enjeux sur la notion d’égalité et, en filigrane, sur le devenir dans la Troisième République des Africains des colonies. Mais le scandale Batouala préfigure aussi la prise de conscience des Noirs, étudiants, avocats et hommes politiques.

Philippe Crémieu-Alcan est né à Bergerac. Il est enseignant d’histoire en collège.

CZARNY Norbert

Mains, fils, ciseaux de Norbert CZARNY (Arléa, janvier 23).

Quand l’histoire est fracas, destructions, séparations, des mains se tendent. L’enfant qui regarde, écoute, observe est bien le même que l’homme d’aujourd’hui qui réinvente le fil du récit. Fils de tailleur, il entaille à son tour l’épaisseur du temps. Quand l’Histoire est fracas, destructions, séparations, des mains se tendent. Ici, celles d’une Juste rencontreront celle d’une enfant pourchassée, là celles d’un survivant relèvent un désespéré dans un camp. Mais, quand la paix revient, des mains unissent ceux qui s’aiment et qui traverseront la vie ensemble.

Norbert Czarny a enseigné les Lettres pendant une quarantaine d’années, surtout en collège.  Il vient de faire paraître Au pays perdu (Éditions La Pionnière, mars 2026). Mains, fils, ciseaux est en lice pour le prix La Boétie 

De la TORRE Valérie

Jeunesse

La petite voleuse du moulin de Valérie De la TORRE et Gaëlle ROUBAULT (Il était un Bouquin, 2024), à partir de 5 ans.

Le meunier découvre un matin plusieurs sacs de blé ouverts et grignotés. Mais qui donc s’est installé chez lui, dévorant nuit après nuit les céréales? Un beau livre attendrissant pour découvrir le fonctionnement d’un moulin, et bien d’autres choses…

Valérie De la Torre tombe amoureuse des mots, des sonorités et des langues étrangères qui lui semblent être des codes secrets à décrypter dès sa plus tendre enfance. Curieuse et passionnée dans des domaines très variés, elle fait des études de biologie moléculaire et devient finalement professeur des écoles. Poésie, théâtre, ébauche de romans adultes, elle aime écrire mais elle cherche son style. Un jour, face à des élèves, l’évidence lui saute aux yeux : son créneau, c’est la littérature de jeunesse.

DECOUTY Eric

Les braises de l’incendie d’Eric DECOUTY ( Liana Levi, oct 25).“Ne pas faire de zèle.” Voilà ce qu’on rabâche au juge Krause depuis qu’il est chargé d’instruire l’affaire de l’hôtel Caumartin : un hôtel social délabré où s’entassaient des immigrés africains et qui a été réduit en cendres par un violent incendie. Comment “ne pas faire de zèle” quand 28 personnes ont perdu la vie? Pris dans une tourmente personnelle, le juge Krause n’est pas sûr d’avoir la force de mener à bien cette enquête. Jusqu’à ce qu’il croise la route de Nathalie Ségurel, une jeune avocate qui lui remet un témoignage inédit. Tano, un adolescent ivoirien, a disparu après avoir vu quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir ce soir-là.

Eric Decouty est journaliste et romancier. Il est originaire d’un petit village de la région de Rochechouart (Haute-Vienne). Les braises de l’incendie est sélectionné pour le prix Augiéras 2026.

DEWANBRECHIES Pascale

Ce qui vient au monde de Pascale DEWANBRECHIES (Perles rares, août 25).

La mort de celui qui l’a élevée ravive chez Louise une insondable tristesse. Celle du décès de sa mère alors qu’elle n’avait que dix ans. Mais du chagrin qui désormais l’étreint, Louise fait une force et conquiert sa liberté. Ce qui vient au monde… nous fait revivre l’histoire de ces femmes, étudiantes ou ouvrières, philosophes ou simples militantes et de leurs conquêtes arrachées de haute lutte. Au fil des pages, se bâtit la vie d’une femme. De femmes plurielles et ensemble conjuguées.

Militante du droit des femmes, Pascale Dewanbrechies habite à Mérignac. Ce qui vient au monde est sélectionné pour le prix Augiéras 2026.