ROUDEIX Sandrine

Le silence des ogres de Sandrine ROUDEIX (Calmann-Lévy, août 24).

C’est l’histoire d’une fille de dix-neuf ans qui rencontre son père pour la première fois. C’est l’histoire d’une fille de vingt-huit ans qui choisit de ne plus le revoir. C’est l’histoire d’une fille de quarante-huit ans qui, alors qu’elle commence une relation amoureuse, vacille en entendant un inconnu prononcer le prénom de son père. Pourquoi ne se parlent-ils plus? Elle  a oublié…

Sandrine Roudeix a fait une école supérieure de commerce à Bordeaux.

PARISIS Jean-Marc

Prescriptions de Jean-Marc PARISIS (Stock, août 24).

Alors qu’il vient de sortir du journal dont il dirige le service photo, Pierre Vernier s’effondre, terrassé par une horrible migraine. Il consulte un neurologue : syndrome rare, quelques mois d’espérance de vie. Le même jour, deux femmes se rappellent à lui par d’étranges messages sur son téléphone. Taraudé par un verdict de mort, convoqué par un passé tout aussi indicible, Vernier plonge dans une double vie…

Chez Stock, Jean-Marc Parisis a publié Avant, pendant, après (2007, prix Roger-Nimier) et Les Aimants (2009). Il est aussi l’auteur des Inoubliables (Flammarion, 2014) et d’Un problème avec la beauté. Delon dans les yeux (Fayard, 2018).

 

MOTTET Jean

Éloge de l’engoulevent de Jean MOTTET (Éditions du Ruisseau, juillet 24).

C’est la fin d’une belle journée de printemps. La nuit tombe. Les oiseaux se sont tus. Assis, adossé à un arbre dans l’intimité d’un coin de sa forêt, le forestier entend un chant si bizarre qu’il s’élève au-dessus du cri. L’engoulevent vient simplement de nous dire: “je suis là”. Surgissant de nulle part, dans la pénombre, il s’envole, il plane, il domine l’univers. Ne m’éveillait pas ! Envahi par l’émotion, l’homme tarde à donner une réponse au spectacle donné par le volatile.

Jean Mottet est professeur émérite d’esthétique du film à l’université  de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Par ailleurs, forestier à Sarlande, dans le nord de la Dordogne, il y organise Les Journées de l’Arbre.

MENANT Pierre-Alain

Histoire du chemin de fer en Creuse de Pierre-Alain Menant (Les Ardents Éditeurs, juin 24).

Depuis le début de son aventure dans le département de la Creuse en 1856, le chemin de fer a accompagné l’essor économique et social d’un territoire rural enclavé du Limousin. Outre le transport essentiel de marchandises et le trafic de voyageurs, le chemin de fer a également façonné, par ses ponts et ses viaducs remarquables, les paysages vallonnés qui ont inspiré les photographes et artistes les plus prestigieux tels Claude Monet ou Armand Guillaumin. Le chemin de fer a vu ses gares condamnées les unes après les autres. Bien loin des années fastes du début du XXème siècle, le réseau ferré et ses ouvrages d’art continuent de fasciner les amateurs comme les passionnés qui rêvent d’un nouvel âge d’or du chemin de fer en Creuse.

Pierre-Alain Menant a grandi dans un petit village du nord Mayenne. Passionné par l’univers ferroviaire en général et par les chemins de fer secondaires en particulier, il est membre d’une association de sauvegarde du patrimoine ferroviaire.

MAZIERES Séverine

Épigone de Séverine MAZIERES (Alter Réal, juillet 24).

Une jeune fille est retrouvée sans vie, dans la forêt, le visage dissimulé sous un tapis de feuilles. Sa mort remonte à la nuit du changement de saison, quand l’automne laisse place à l’hiver. Cette triste affaire rappelle d’autres meurtres, commis plus de vingt ans auparavant par le Tueur de l’heure d’hiver, cet assassin qui a sévi pendant plusieurs années. Simple coïncidence ou…

Séverine Mazières, habitante de Périgueux, est devenue “écrivain public biographe” en 2013 après avoir œuvré quinze ans en tant que professeur de français et de cinéma.

LEVET Nathalie

Le roman noir de Nathalie LEVET (PUF, fév 24).

Le roman noir français est généralement considéré comme un héritier du récit hardboiled américain, né dans les années 1920. Dès les années 1940, on traduit, on imite, on se prend de passion pour ce genre populaire nouveau venu d’outre-Atlantique. Pourtant, il est aussi le résultat d’une histoire française, d’influences littéraires diverses et de pratiques éditoriales qui ont fini par dessiner les contours d’un genre bien spécifique. Après Mai-1968, le roman noir français creuse sa singularité et reconvertit le genre en acte critique, idéologiquement investi… Il donne voix aux invisibles du temps présent et un tombeau aux oubliés, victimes muettes du passé.

Nathalie Levet, enseignante-chercheuse à l’Université de Limoges, est spécialiste du roman noir français et des fictions criminelles. Elle est notamment l’auteure de Sherlock Holmes. De Baker Street au grand écran (Autrement, 2012).

LECLERE Emmanuel

Bouaké, hautes trahisons d’État d’Emmanuel LECLERE (Nouveau Monde, oct 24).

L’affaire du bombardement de Bouaké, qui a coûté la vie à neuf soldats français en Côte d’Ivoire en novembre 2004, demeure l’un des épisodes les plus troublants de l’histoire récente des relations franco-africaines. A travers son ouvrage, Emmanuel Leclère met en lumière un scandale judiciaire miné par le secret-défense et la raison d’État, où l’inaction des autorités françaises laisse planer de lourds doutes sur l’implication des hautes sphères du pouvoir.

Emmanuel Leclère est grand reporter au service police et justice de France Inter. Passé par le service étranger, il a couvert le conflit ivoirien à de nombreuses reprises en 2002 et 2012.

LARNAUDIE Mathieu

Trash Vortex de Mathieu LARNAUDIE (Actes Sud, août 24).

Quelque chose est en train de craquer. Face à l’angoisse apocalyptique qui hante notre temps, les puissants de ce monde se préparent eux aussi à l’effondrement. Certains croient assurer leur survie en s’offrant de luxueux bunkers, d’autres capitalisent sur le désastre qu’ils ont contribué à provoquer… Avec cette satire virtuose des élites économiques, politiques et des multiples acteurs qui gravitent autour d’elles, Mathieu Larnaudie nous emporte dans une traversée vertigineuse de notre époque… Que reste-t-il à transmettre lorsque demain est incertain ?

Mathieu Larnaudie fut interne dans un lycée de Sarlat ; il vit et travaille à Paris. Membre du collectif Inculte, pensionnaire de la Villa Médicis en 2019-2020, il est notamment l’auteur chez Actes Sud des Effondrés (2020), d’Acharnement (2012) et de Notre désir est sans remède (2015) ; a publié également Blockhaus (Inculte, 2020).

HILAIRE Catherine

Les bonnes soupes du Périgord au fil des saisons de Catherine Hilaire (Éditions Les livres de l’Ilôt, oct 24).

Le Périgord est célèbre pour sa science de gueule (Montaigne ) ; dès qu’on l’évoque, on pense foie gras, confits de canards et d’oies, enchauds de porcs, cèpes, truffes, etc, autant de mets raffinés ; cela dit, on oublie injustement un plat plus modeste : la soupe ! Et pourtant…

Catherine Hilaire, périgourdine, aime l’écriture dans divers registres ; elle vient de publier un cinquième livre de cuisine en relation avec les ressources du Périgord. Elle écrit aussi des nouvelles et récits divers, de la poésie et collabore à des revues littéraires. Membre de l’Académie des Lettres et des Arts du Périgord, elle a participé à trois ouvrages collectifs édités par cette institution.

GARCIA Françoise

L comme LHOTE de Françoise GARCIA (Cairn, nov 23).

Enquête sur un tableau au-dessus de tout soupçon. Une fiction sur l’histoire d’un vrai-faux de l’illustre André Lhote, peintre bordelais connu mondialement. Françoise Garcia tisse une intrigue mêlant le monde de l’art à une affaire policière et rend un vibrant hommage à ce peintre, dont elle livre dans une seconde partie, des éléments de son parcours artistique et sa place dans l’histoire de l’art.

Conservatrice en chef honoraire au musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Françoise Garcia a consacré sa recherche au XXe siècle (particulièrement aux artistes bordelais, Albert Marquet et André Lhote) et, au XIXe siècle, à Goya, réfugié à Bordeaux pendant les quatre dernières années de sa vie.