MONROY Catherine

Les femmes de l’ombre de Catherine MONROY (Fanlac, avril 26).

La guerre, en Dordogne comme ailleurs, a souvent été une affaire d’hommes et pourtant les femmes ont été des actrices indispensables de la libération de la France lors de la Seconde Guerre mondiale. Si Catherine Monroy a écrit ces neufs portraits – Yvette Martinot-Lamartinie, Marie-Hélène Chauvit, Noéla Malard, Michelle Puyrigaud, Nancette Blanchou, Tamara Wolkonsky, Betty Wieder, Fernande Daguin et Joséphine Baker – c’est pour réparer l’injustice qui leur a été faite. Elle a décidé de faire entendre leur voix et de donner également la parole à ceux qui, enfants à l’époque, ont vu leur vie bouleversée par la guerre. La puissance de leur humanité est un exemple lumineux. Dans son texte La part des femmes 1940-1944, proposé en fin d’ouvrage, Daniel-Antoine Charbonnel pose un regard d’historien sur le rôle des femmes bien souvent négligé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Journaliste pour la presse quotidienne nationale, puis scénariste pour la télévision française, Catherine Monroy a publié une dizaine d’ouvrages. Installée en Dordogne depuis 2022, elle est président de l’association culturelle Oiseau Rare située à Verteillac.

RIBEYREIX Christine

Pionnières. L’école de Christine RIBEYREIX (Savine Dewilde, mars 2025).

L’auteur dresse le portrait de cinq femmes qui ont profondément fait évoluer l’éducation, pour les tout-petits comme pour les plus grands, notamment les filles.

Christine Ribeyreix a été formatrice, enseignante et journaliste. Vit à Périgueux.

DUPUY Jean-Luc

Chronique d’un point chaud sur une terre en feu de Jean-Luc DUPUY (L’Harmattan, sept 25).

Amid, Taylor, Raju, Souleyman, Thierry, Emi, Sidiya, on connaît souvent leur seul prénom qu’ils donnent en entrant au local. Ils ont froid l’hiver, ils ont toujours soif, souvent faim, du pain bien sûr, mais de bien d’autres choses aussi pour calmer leur angoisse. Ils ne se plaignent pas, ou si peu, ils ne sortent de leur épais silence que pour de rudes salutations, des phrases en rafales, ou parfois d’émouvantes confidences qui évoquent leur enfance massacrée, leur chute dans l’enfer des stupéfiants, l’hostilité des compagnes d’une saison et les enfants dont ils sont sans nouvelles.

Jean-Luc Dupuy a enseigné la philosophie en lycée.

OISEAU Florent

Ma gloire de Florent OISEAU (Gallimard, sept 25).

Alcoolique débonnaire, le narrateur a pour philosophie l’absence d’ambition. Fraîchement licencié, il vit de petits trafics, passe ses journées à arpenter le Paris populaire, du cimetière de Charonne à la porte de Bagnolet, et ses soirées dans les bars. Sa gloire, ce sont les deux femmes qu’il aime : son épouse, Almeria, et sa fille, l’espiègle Lune, dix ans. Mais elles s’inquiètent de ses excès, qui ressemblent à un lent suicide. Jusqu’au jour où il est choisi pour jouer une fée dans le spectacle de fin d’année de l’école : l’occasion de trouver, enfin, le rôle de sa vie ?…

Né en 1990, Florent Oiseau est l’auteur de cinq romans remarqués parus chez Allary Éditions, parmi lesquels Je vais m’y mettre (2016), Les Magnolias (2020) et Tout ce qui manque (2023). Ma gloire est sélectionné pour le prix Augiéras 2026.

WILLMANN RULLEAU Véronique

Des aiguilles plein la bouche de Véronique WILLMANN RULLEAU (Signes et balises, mars 2025).

A la mort de la mère, le père a demandé à la fille aînée de vider les armoires. Tissus, ouvrages inachevés, vêtements entassés encombrent les étagères. Mais s’agit-il vraiment de débarrasser les placards ou plutôt d’explorer un passé enfoui qui libère ses secrets?

Véronique Willmann Roulleau vit et travaille à Royan, en Charente Maritime. Enseignante en Histoire des Arts et du Spectacle, elle se consacre ensuite à l’organisation d’évènements culturels.

VIOLLIER Yves

Le baiser de Claire d’Yves VIOLLIER (Presses de la Cité, mars 2025).

Au début du XIIIe siècle, la violence et la guerre sont partout, à l’intérieur de l’Italie entre les cités, à l’extérieur avec les croisades. François, jeune fils de marchand d’Assise, rêve de chevalerie. Après des errances, il décide de servir le Dieu de l’Évangile. Claire le voit, l’entend. Elle a douze ans de moins que lui, c’est lui qu’elle choisit : elle va aimer comme lui, avec lui. On connaît François et son plaidoyer pour la Création. On connaît moins l’admirable Claire, d’une liberté absolue, une femme d’aujourd’hui. Catherine-Agnès, la sœur de Claire, raconte…

Yves Viollier possède une résidence secondaire près de Châteauneuf-sur-Charente et plusieurs de ses livres ont pour cadre cette région.

TENNENBAUM Gérald

Les rues parallèles de Gérald TENNENBAUM (Cohen et Cohen, août 25).Une résidence d’auteur peut retenir un secret déchirant pendant des décennies; un orage peut précipiter une décision longtemps contenue; un ticket de métro usagé peut réveiller le passé; le bureau d’un professeur de physique italien peut révéler l’origine d’un adagio universellement célèbre; le dessin des rues d’une petite ville peut chambouler la vie d’un écrivain… Traversé par le fil rouge de l’absence, ce recueil de textes courts convie à un voyage initiatique parsemé d’émotions et installe un bouleversant dialogue entre l’imaginaire et le monde tangible. 

Polytechnicien, Gérald Tennenbaum est professeur de mathématiques à l’université de Lorraine. Il a soutenu sa thèse à l’université de Bordeaux. Les rues parallèles est sélectionné pour le prix Augiéras 2026.

SAGNARD Arnaud

La vallée d’Arnaud SAGNARD (Seuil, jan 25) 

A Missery, dans le Morvan, Thomas dédaigne les récoltes et l’élevage de ses parents, préférant passer tout son temps devant un ordinateur. Codeur surdoué, il est engagé dans une start-up à Paris.  Là-bas, dans le plus grand secret, il participe à la création du Programme, dont le but est de donner vie aux héros de pixels. Conscient qu’il est en train de mettre fin à la séparation ancestrale entre réalité et fiction, Thomas doute : accomplir son rêve de conquête de la Silicon Valley vaut-il les risques qu’il fait courir à l’équilibre du monde ?

Arnaud Sagnard est journaliste au Nouvel Obs. Il vit en Dordogne.

ROUSSEL Anne

Plier la langue d’Anne ROUSSEL (Do, fev 25).

Après en voir terminé avec le métier d’actrice, Anne Roussel a choisi des petits boulots afin de ménager un temps conséquent pour l’écriture. Différentes expériences l’ont confrontée au monde du travail d’une manière plus abrupte que son premier métier. Plier la langue est constitué de huit récits de femmes, toujours accompagnées d’une Alicia qui n’est jamais la même. Elles sont vulnérables à la perte de soi, humiliées au travail, confrontées à la hiérarchie ou à l’abnégation. Leurs voix évoquent des épopées sociétales plus ou moins tragiques, mais aussi un élan qui fait (parfois) office de renaissance ou de réappropriation.

Née à Albi, Anne Roussel vit dans le Sud-Ouest.