Le salon du Grand Périgueux
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Débats et Cafés Littéraires

VENDREDI 15 JUIN

19 h 30 :

Projection du film Le salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot au Multiplexe de Périgueux

À la pointe de l’actualité, nous vous présentons cette année, en avant-première, la Palme d’Or du festival de Cannes.
Il s’agit bien sûr de l’avant-première de Livre en Fête, le vendredi 15 juin à 19h30 au multiplexe de Périgueux. Quant à la Palme d’Or, c’est celle de 1953, décernée au Salaire de la Peur d’Henri-Georges Clouzot, deux mois avant que ce même film n’obtienne l’Ours d’Or de Berlin, doublé rare dans les annales du cinéma. La version que vous allez voir a été restaurée en 2017 par la Cinémathèque Française, dans la cadre d’une rétrospective H.G. Clouzot. La projection sera suivie d’un débat.

« Une opulente compagnie pétrolière américaine, la SOC, victime d’un accident, réclame justement l’aide de quatre personnes assez désespérées pour accepter une mission consistant à transporter de la nitroglycérine à travers la jungle. Mario (Yves Montand) et Jo (Charles Vanel), deux français, Luigi (Folco Lulli), un italien et Bimba (Peter Van Eyck), un allemand, sont sélectionnés pour ce périlleux périple. Outre les conditions pénibles de l’enfer vert, les quatre hommes se retrouvent obligés de cohabiter et de déjouer les intrigues qui se nouent entre eux… »


Le Salaire de la peur est l’adaptation du roman éponyme de Georges Arnaud publié en 1950. C’est ce même Georges Arnaud, de son vrai nom Henri Girard, qui fut accusé du triple crime d’Escoire en 1941, puis acquitté en 1943.
L’écrivain Philippe Jaenada a obtenu le prix Femina en 2017 pour son roman La Serpe, où il reprend l’enquête sur ce crime. Il participera à la discussion après la projection du Salaire de la Peur, vendredi 15 juin au Multiplexe de Périgueux.

Cette projection-rencontre vous est présentée en partenariat avec l’association Ciné-Cinéma de Périgueux.

logo cine cinema

 

SAMEDI 16 JUIN

14 h 30 – Jean-Marc BENEDETTI :

Pourquoi écrire la passion ?

La passion est au cœur de la littérature romanesque, mais elle est presque toujours troublée ou désorientée, pour des raisons diverses. Pensons à la Princesse de Clèves qui se refuse au Duc de Nemours, à Manon Lescaut qui trompe allègrement Des Grieux, à Emma Bovary qui finit suicidée, à Thérèse Desqueyroux isolée dans le monde clos mauriacien ou à François Augiéras qui sacrifie tout aux siennes.
Elle est, le plus souvent, l’affaire des femmes, vécue dans une sorte de démesure. Ainsi, aujourd’hui encore, ce sentiment constitue l’un des thèmes majeurs de la littérature. L’auteur des Équilibristes, Jean-Marc Benedetti, propose donc un propos et un échange autour des « passions empêchées ».
Jean Marc Benedetti est professeur agrégé de lettres. Après avoir travaillé de nombreuses années comme enseignant et attaché culturel d’ambassade à l’étranger (Maroc, Portugal, Grèce), il réintègre son poste d’enseignant dans les années 90. Il publie en 2005 un premier roman Demain, je m’enfuis de l’Enfer chez Grasset qui lui vaut le prix de la Société des gens de Lettres et une sélection dans le Prix Médicis. Les Équilibristes est son deuxième roman.

Présentation Bernard COLLONGEON

 

 

 16 h 30 – Leïla SEBBAR :

L’exil

Leïla Sebbar est née à Aflou sur les Hauts plateaux algériens d’un père algérien lettré en arabe et en français, élevé dans la religion musulmane, et d’une mère « française de France », élevée dans la religion catholique, tous deux instituteurs de l’Instruction publique laïque dans l’Algérie française et coloniale, où les couples mixtes sont l’exception. Elle a quitté l’Algérie à 20 ans pour suivre des études supérieures de lettres à Aix-en-Provence puis à Paris, où elle réside depuis 1963.
Elle a publié plusieurs essais, dont Je ne parle pas la langue de mon père suivi de L’arabe comme un chant secret (Bleu autour, 2014) ; de nombreux romans, dont La Seine était rouge. Paris 17 octobre 1961 (Babel, Actes Sud, 2009) et La confession d’un fou (Bleu autour, 2011) ; des recueils de nouvelles, dont Écrivain public (Bleu autour, mars 2012) et L’Orient est rouge (Elyzad, 2017) ; une trilogie sur ses Algéries en France (textes et images), dont Voyage en Algéries autour de ma chambre (Bleu autour, 2008), suivie de Le Pays de ma mère – Voyage en Frances (Bleu autour, 2013)…

Animation Maria CARRIER

 

 

 

 

 DIMANCHE 17 JUIN

9 h 30 – PETIT-DÉJEUNER PUBLIC avec Éric VALMIR

Éric Valmir est chef du service Reportage de France-Inter depuis le 1er septembre 2015, service dans lequel il fait ses débuts à France-Inter en 1999. En 2006, Eric Valmir devient le correspondant du groupe Radio-France à Rome, en Italie et au Vatican. De retour à Paris en 2012, il conduit le magazine Partout Ailleurs dédié à l’actualité internationale. En 2015, il est nommé à la tête du service Reportage. Depuis la rentrée 2017, il anime Profession Reporter, une chronique dans le 6/9 du dimanche qui met en lumière le travail de terrain.
Eric Valmir est aussi auteur. Son dernier roman, Pêcheurs d’Hommes (Robert Laffont, janvier 2018) relate l’insularité particulière des habitants de Lampedusa.

Animation Christian LECOMTE

 

 

 

 10 h 30 – Anne-Marie COCULA et Michel COMBET :

Histoire de Bergerac

Anne-Marie Cocula est professeur émérite, présidente honoraire de l’Université Montaigne à Bordeaux, présidente du Centre François Mauriac de Malagar. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’Aquitaine et le Périgord, notamment de biographies : Brantôme, Montaigne aux champs, La Boétie et le destin du Discours de la Servitude volontaire.
Michel Combet est maître de conférences honoraire à l’Université Montesquieu Bordeaux IV. Il a consacré différents travaux à l’histoire moderne du Sud-Ouest de la France. Il est notamment l’auteur d’une thèse sur Jeux des pouvoirs et familles : les élites municipales à Bergerac au XVIIIe siècle et a édité le Voyage sur les bords du Rhin fait en 1792 par Guillaume Gontier de Biran et l’abbé Pierre Lespine. Ils ont participé sous la direction de Michel Combet à la publication d’un ouvrage collectif en novembre 2017 : Histoire de Bergerac (Éd. Fanlac).

 

14 h – Accueillons les réfugiés

Présentation de l’exposition

d’Amnesty International,

avec la participation de Leïla SEBBAR.

 

 

 

14 h 30 – Philippe JAENADA

L’écrivain tisse sa toile

Un matin d’octobre 1941, dans un sombre château du Périgord, Henri Girard
appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant et aussitôt accusé. Pourtant, au terme d’un procès retentissant, le jeune homme est acquitté et
l’enquête abandonnée. L’opinion publique reste convaincue de la culpabilité d’Henri qui s’exile au Venezuela et rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud. Jamais le mystère du triple assassinat du château d’Escoire ne sera élucidé. Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu’Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l’inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu’il n’y paraît), il s’est plongé dans les archives, a reconstitué l’enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer un récit haletant, La Serpe, récompensé par le Prix Femina 2017.
Nous profiterons de la présence de l’auteur de La Serpe pour l’interroger sur l’apport des archives comme matériau littéraire, en particulier sur la construction-narration à l’œuvre et, bien sûr, nous le « cuisinerons » sur sa minutieuse enquête à propos du triple meurtre d’Escoire.

Animation Jean-Louis GUERCHE

 

 

16 h – Nelly SANCHEZ :

Rachilde, une périgourdine fin de siècle

Professeure de français, Nelly Sanchez est docteure ès lettres, spécialiste de la littérature féminine du XIXe et du XXe siècle. Elle a notamment publié sur l’écriture féminine naturaliste. Sa thèse “Images de l’Homme dans les romans de Rachilde et de Colette (1884-1943)” a été publiée en 2010.
Marguerite Eymery, née à Château-l’Évêque en 1860, deviendra Rachilde, sulfureuse, scandaleuse et pourtant bien innocente… Auteure oubliée de plus de 70 romans, critique littéraire au Mercure de France, elle explore les passions tristes et les confins de la subjectivité, au moment même où naît la psychanalyse à Vienne. Dans le salon littéraire qu’elle tenait dans les bureaux du Mercure de France, on pouvait rencontrer, entre autres, Jules Renard, Paul Verlaine, André Gide, Guillaume Apollinaire, Alfred Jarry, l’astronome Camille Flammarion, Stéphane Mallarmé, Oscar Wilde…
Nelly Sanchez nous initie à cette œuvre singulière, à la fois délicieusement classique dans sa forme et étonnamment baroque dans son fond.

Présentation Véronique PANNETIER