RASPIENGEAS Jean-Claude

Routiers (L’Iconoclaste, juin 2020)

Ils sont en file sur les nationales, stationnés sur les aires de repos, on les double sur les autoroutes. Ils roulent pour nous. Lors de la crise du coronavirus, ils n’ont pas lâché le volant, assurant les livraisons vitales à l’économie du pays. Engagés, comme tant d’autres travailleurs invisibles du quotidien. Pendant un an, le journaliste Jean-Claude Raspiengeas s’est embarqué avec eux. Il a partagé leur quotidien pour comprendre cette vie de solitaire. Il raconte tout un monde: depuis le bitume, les entrepôts, les restos routiers, jusqu’à leur cabine qu’ils ne quittent guère, les paysages et les saisons qui défilent…

Jean-Claude Raspiengeas est né dans le Lot et Garonne. Il est diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Bordeaux

RECHENMANN Guy

A la place de l’autre (Cairn, mars 2021)

Des Landes au Bassin d’Arcachon, Marie, Clémence, Marina, trois générations de femmes ont gardé bien des secrets…Pour être, qui sait…A la place de l’autre. Moi, Anselme Viloc, le flic de papier, jamais je n’aurais pensé qu’en cherchant simplement à trouver l’identité d’une femme amnésique, statufiée en position yogi face à l’océan, je remonterais le fil du temps pour tomber sur une disparition non élucidé datant de la période trouble de la Seconde Guerre mondiale.

Écrivain et homme de télévision, Guy Rechennman vit à Bordeaux.

SANCHEZ Serge

Le homard de Flaubert (Grasset, avril 2019).

« Flaubert avait sa serviette à l’Hôtel Sergent, dans le Finistère. À chaque repas, on lui proposait sept ou huit plats différents, parmi lesquels figuraient invariablement du homard.   Il avait vu le patron jeter un de ces gros crustacé tout vif dans l’eau bouillante. Tout de même, il aurait pu l’estourbir avant de le supplicier, ou mettre de la gnôle dans la casserole. Le verre du condamné. L’animal serait allé au calvaire dignement, en chantant une chanson de homard.»

Qu’ils soient fictifs ou réels, les animaux sont omniprésents dans les livres. Ils occupent une place unique dans l’imaginaire des écrivains.

Journaliste et écrivain, collaborateur du Magazine Littéraire, Serge Sanchez vit en Charente, près de la Rochefoucauld.

SCHUNCK Catherine et François

Strasbourg Périgueux, villes sœurs (Secrets de Pays, juin 2019).

A l’occasion du cinquantenaire de l’évacuation des Alsaciens en Périgord, Yves Guéna concluait ainsi son discours : « Allons, rien n’a changé depuis un demi-siècle dans l’amitié entre nos deux villes. Nous étions la main dans la main au temps de la guerre et du malheur. Nous voici côte à côte dans le temps du bonheur et de la paix.» Quatre-vingts ans après l’Évacuation, les témoins disparaissent les uns après les autres, les lieux changent, les faits s’obscurcissent. L’éclairage porté par les historiens sur cette migration passée ne peut qu’être bénéfique pour comprendre et faciliter celles qui se profilent à l’horizon…

Catherine et François Schunck habitent à Périgueux.

SCOTTO Thomas

Jeunesse

Sera présent uniquement dans les classes les 17 et 18 juin (ses livres seront disponibles au Salon)

La fleur qui me ressemble  (L’Elan Vert, 2019 – A partir de 8 ans).

Ce soir, il y aura une foule d’invités.
Il faudra encore être polie et ne pas faire la tête.
Louise préférerait rester seule, seule ou juste avec les fleurs qu’elle aime.
Mais ce soir, une autre fille est là… Mary. Louise et Mary savent toutes les deux qu’elles devront passer la soirée ensemble. Comme tout le reste, c’est toujours décidé comme ça. Mais tombe cette question inattendue :
— Dis, Louise, tu ne trouves pas ça bizarre que les autres n’entendent pas ce que les murs chantent ?
La soirée qui s’annonçait maussade bascule dans la fête…

 Thomas SCOTTO grandit au rythme des mots et  rimes des Fabulettes d’Anne Sylvestre. Il passe avec allégresse de sujets légers et distrayants à d’autres plus sérieux en passant par des intrigues policières où le suspens est roi. Son style poétique et subtil offre des textes riches, nuancés, aussi stimulants pour les petits que les grands ! « J’aime écrire comme on fabrique des souvenirs et parce qu’il ne faut jamais taire ce qui nous étonne, nous met en colère, nous fait peur ou nous passionne. Tellement convaincu que les livres lus pendant l’enfance résonnent longtemps dans nos vies d’adultes. »

SERS Caroline

Les belles espérances (Buchet-Chastel, mars 2019).

Mai 68. Pierre Bouillard, vingt-cinq ans, contemple le boulevard Saint-Germain dont les pavés servent de projectiles depuis plusieurs jours. Il ne sait que penser du chaos qui règne, à la différence de son frère jumeau, Fabrice, enchanté par le vent de liberté qui souffle. Tous deux viennent de commencer leur vie d’adulte, ont fait des premiers choix et des rencontres décisives. Tous deux essaient de résister à leur mère, tyrannique, qui incarne le monde d’hier, avec ses valeurs bourgeoises et ses jugements sans appel.   Ancré dans notre histoire récente -avec ses mutations, ses révolutions et ses lendemains qui chantent- Les Belles Espérances raconte les passions et l’évolution d’une famille française.

Caroline Sers est née à Tulle, en Corrèze, et vit dans le Gers.

 

TESTUT Michel

Du bonheur d’aimer la vie (La Lauze, novembre 2018).

Un recueil d’aphorismes et de textes poétiques où l’auteur partage son amour de la vie. Sans nier la fragilité de l’existence, il s’attache à en souligner la beauté autant que la légèreté. Un rendez-vous salutaire avec ce moraliste qui n’impose aucune morale, mais qui croit en la puissance de la douceur et au pouvoir salvateur de la poésie pour nous réconcilier avec les beautés de l’existence.

Michel Testut a vécu son enfance entre Périgord et Corrèze. Il habite maintenant à Razac sur l’Isle.

UMUBYEYI-MAIRESSE Beata

Tous tes enfants dispersés (Autrement, août 2019). 

 Peut-on réparer l’irréparable, rassembler ceux que l’histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et son enfant métis Stokely. Mais après des années d’exil, quand Blanche rend visite à sa mère Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se pardonner, s’aimer de nouveau ? Stokely, lui, veut comprendre d’où il vient.

Il y plus de 20 ans, Beata Umubyeyi-Mairesse, Tutsi et métisse, quitte le Rwanda, pour l’Europe. Elle vit à Bordeaux. En 2016, avec EJO (disponible chez Autrement, 2020), elle remportait le prix Augiéras.

VINCENT Gilles

Cabines (Parole, mars 2021).

Sur la place d’un village, un homme se retrouve enfermé dans une cabine téléphonique. Cabines est le récit de cette journée particulière, de cette vie provisoirement arrêtée. Mais, c’est aussi, en filigrane, l’annonce des orages totalitaires qui menacent aujourd’hui le cœur de nos existences

Gilles Vincent vit dans les environs de Pau.